La fertilisation du camerisier et sa sensibilité au blanc (Oïdium)

Titre du projet : La fertilisation du camerisier et sa sensibilité au blanc (Oïdium)

Année de réalisation : 2015-2018

Chercheurs impliqués :

  • Demandeur principal : Maxime Paré, Ph. D., agr. Université du Québec à Chicoutimi
  • Annie Deslauriers, Université du Québec à Chicoutimi
  • Jean Lafond, Centre de recherche et de développement sur les sols et les grandes culture
  • Julie Lajeunesse, Centre de recherche et de développement sur les sols et les grandes cultures

Financement octroyé par le FRAN-02 : 16 141 $

Montant total du projet : 93 072 $

Résumé du projet 

Le camérisier, ou chèvrefeuille comestible (Lonicera caerulea), fait partie des cultures fruitières en émergence au Québec. Selon les chiffres de 2013 du Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ), on dénombre 460 000 camérisiers au Québec, dont le tiers est situé dans la région du Saguenay Lac-Saint-Jean (SLSJ). Les producteurs de camérise de la région du SLSJ désirent devenir des joueurs majeurs et importants dans la production de camérise au Québec, au Canada et dans le monde. Toutefois, bien que le camérisier soit cultivé au Québec depuis près d’une décennie, très peu d’information agronomique sur cette culture a été scientifiquement publiée jusqu’à maintenant.

Objectif :

Les objectifs de ce projet de recherche sont de déterminer les effets du pH du sol et du type d’engrais sur la croissance du camérisier et la présence du blanc (volet 1) et de déterminer les apports optimums en N et en P pour maximiser les rendements et minimiser la présence du blanc (volet 2). Deux dispositifs de recherche testant différents i) pH du sol (pH 4, 5, 6 et 7), ii) types d’engrais [minéral (ammonium et nitrate) et organique] et iii) apports en engrais (0, 25, 50 et 75 kg N ha-1 et 0, 25 et 50 kg P2O5 ha-1) seront implantés en serre (volet 1) et en champs (volet 2).

Plusieurs variables de réponse du camerisier seront mesurées telles que les rendements (biomasse totale, hauteur et largeur des plants, rendement en fruits, etc.), la phénologie foliaire, les quantités en chlorophylle et en composés phénoliques (SPAD- 502 et Dualex Force-A), la conductivité des stomates et le taux de photosynthèse (LiCOR 6400), et les concentrations en éléments chimiques (N, P, K, Ca, Mg) dans les feuilles (analyses foliaires) dans une optique de fertilisation raisonnée de la culture.

Résultats et retombées attendus:

Les interactions significatives entre les différents facteurs à l’étude (ex. : pH du sol et types de fertilisant) nous permettrons de cibler des combinaisons de pratiques de fertilisation adaptées aux conditions édaphiques pour une bonne croissance du camerisier et une diminution de la présence du blanc. Les résultats de ce projet de recherche seront uniques et exclusifs puisque ceux-ci permettront d’identifier, pour une première fois de façon scientifique, les besoins en N et en P du camerisier. Comparativement aux fertilisants minéraux, l’utilisation de fertilisants organiques pourrait favoriser les rendements du camerisier et ce, sans affecter significativement la présence du blanc. Ce projet est un moyen rapide et efficace d’augmenter les volumes de production et d’améliorer dès le départ.

 

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