Amélioration de la production biologique nordique de grains de spécialité par le développement d’un plan de contrôle efficace de la pression des mauvaises herbes adapté aux conditions agroclimatiques et aux pratiques du Saguenay-Lac‐Saint‐Jean.

Amélioration de la production biologique nordique de grains de spécialité par le développement d’un plan de contrôle efficace de la pression des mauvaises herbes adapté aux conditions agroclimatiques et aux pratiques du Saguenay-Lac‐Saint‐Jean.

Amélioration de la production biologique nordique de grains de spécialité par le développement d’un plan de contrôle efficace de la pression des mauvaises herbes adapté aux conditions agroclimatiques et aux pratiques du Saguenay-Lac‐Saint‐Jean.

Titre du projet : Amélioration de la production biologique nordique de grains de spécialité par le développement d’un plan de contrôle efficace de la pression des mauvaises herbes adapté aux conditions agroclimatiques et aux pratiques
du Saguenay-Lac‐Saint‐Jean.

Année de réalisation : 2016-2018

Chercheurs impliqués :

  • Régis Pilote, Agrinova

Financement octroyé par le FRAN-02 : 30 000 $

Montant total du projet : 100 000 $

Objectif : L’objectif principal du projet vise l’amélioration du rendement et de la qualité des grains de spécialité produits à travers la chaîne régionale, grâce à un plan d’intervention pour le contrôle des mauvaises herbes adapté à la réalité géographique et économique des entreprises. Les objectifs secondaires sont la valorisation des savoirs régionaux en matière de répression des mauvaises herbes et l’expérimentation de pratiques et de technologies de contrôles des mauvaises herbes empruntées à des contextes de production similaires à celui de la production biologique rencontrée dans la région du Saguenay-Lac‐Saint‐Jean. Ultimement, l’acquisition de connaissances et le développement d’une expertise plus fine en matière de contrôle des mauvaises herbes en conditions agroclimatiques nordiques contribueront à l’accroissement des superficies cultivées et l’augmentation des volumes de grains de spécialité commercialisés.

Résultats et retombées attendus : Au terme du projet, les résultats serviront à établir un plan global d’intervention pour le contrôle des mauvaises herbes qui sera adapté à la réalité économique des entreprises participantes. Les résultats seront également résumés et diffusés à l’ensemble des producteurs de grandes cultures de la région.

 

La drosophile à ailes tachetées en production de bleuet au Saguenay–Lac-Saint-Jean: mise en place d’une stratégie de lutte intégrée visant à minimiser son impact

La drosophile à ailes tachetées en production de bleuet au Saguenay–Lac-Saint-Jean: mise en place d’une stratégie de lutte intégrée visant à minimiser son impact

La drosophile à ailes tachetées en production de bleuet au Saguenay–Lac-Saint-Jean: mise en place d’une stratégie de lutte intégrée visant à minimiser son impact

Titre du projet : La drosophile à ailes tachetées en production de bleuet au Saguenay–Lac-Saint-Jean: mise en place d’une stratégie de lutte intégrée visant à minimiser son impact

Année de réalisation : 2015-2018

Chercheurs impliqués :

Programme projet de recherche orientée en partenariat : agriculture nordique II – 1er concours

Financement octroyé par le FRAN-02 : 20 993 $

Montant total du projet : 109 544 $

 

Équipe de recherche

  • Conrad Cloutier, Université Laval – Chercheur responsable
  • Valérie Fournier, Université Laval

Résumé : La drosophile à ailes tachetées Drosophila suzukii (Matsumura) (Diptera : Drosophilidae), ci-dessous DAT, est une espèce invasive originaire d’Asie qui infeste les cultures fruitières d’Amérique du Nord et d’Europe depuis 2008. Elle a été détectée dans la plupart des états américains et provinces canadiennes au cours des dernières années, y compris au Québec. Son établissement représente des risques de dommage importants et de pertes de revenu pour la production de petits fruits comme le bleuet nain, dont la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean (SLSJ) au Québec regroupe la majorité des producteurs.

Objectifs : Le but de ce projet est de développer une stratégie de dépistage et de répression de la DAT adaptée aux pratiques et aux conditions de culture locale du bleuet nain au SLSJ. Pour ce faire, dans une dizaine de bleuetières, nous allons mesurer l’abondance de la DAT, sa phénologie d’attaque et d’infestation, identifier ses plantes-hôtes alternatives, ses ennemis naturels potentiels, tout en reliant ces observations aux conditions régionales de culture et de pratique agricole. Enfin, nous allons élaborer des stratégies de luttes (i.e. instauration d’un seuil d’intervention).

Résultats attendus et retombées escomptées : Ce projet permettra aux producteurs de bleuet nain du SLSJ de bien comprendre la biologie, l’évolution saisonnière et les vrais risques associés à la DAT. Il devrait conduire au développement d’approches intégratives de prévention et de répression efficace de la DAT en conditions réelles de production du bleuet nain au SLSJ.

Évaluation des mélanges fourragers complexes pour la mise en réserve sur pied pour leur rendement et leur valeur alimentaire

Évaluation des mélanges fourragers complexes pour la mise en réserve sur pied pour leur rendement et leur valeur alimentaire

Évaluation des mélanges fourragers complexes pour la mise en réserve sur pied pour leur rendement et leur valeur alimentaire

Titre du projet : Évaluation des mélanges fourragers complexes pour la mise en réserve sur pied pour leur rendement et leur valeur alimentaire

Année de réalisation : 2016-2018

Chercheurs impliqués :

  • Carole Lafrenière, Université du Québec en Abitibi-Témiscamigue
  • Robert Berthiaume, Valacta
  • Julie Lajeunesse, Agriculture et Agroalimentaire Canada – Normandin
  • Nicolas St-Pierre, Agrinova – Recherche et innovation en agriculture

Programme projet de recherche orientée en partenariat : agriculture nordique II – 2e concours

Financement octroyé par le FRAN-02 : 27 382 $

Montant total du projet : 267 000 $

 

Objectifs : La production de veaux d’embouche repose presque essentiellement sur l’utilisation des fourrages pâturés et récoltés. Un des principaux défis de ces entreprises est de diminuer les coûts de production reliés à l’alimentation lesquels représentent près de 50 % des charges variables et 70 % de ces charges sont attribuables à la récolte pour l’hivernage des animaux. Une bonne stratégie pour diminuer les coûts de production serait d’optimiser l’utilisation et la qualité des pâturages. Le projet vise à prolonger la saison de paissance à l’automne en utilisant la technique de mise en réserve sur pied avec des mélanges complexes (luzerne + 4 graminées). Cette étude regroupe trois sites dans l’est du Canada dont les objectifs sont de :

  •  Déterminer l’effet des mélanges complexes, de la période d’accumulation et des sites géographiques (Normandin au Québec, Nappan en Nouvelle-Écosse et New-Liskeard en Ontario) sur la concentration en minéraux pour la paissance en septembre et en octobre;
  •  Déterminer l’impact économique du contenu en minéraux avec l’augmentation de la saison de paissance en septembre et octobre pour des entreprises de veaux d’embouche.

Résultats attendus et retombées escomptées : Les résultats générés par ce projet augmenteront les connaissances sur le potentiel des mélanges complexes de plantes de climat frais pour la mise en réserve sur pied pour les conditions du Saguenay-Lac St-Jean mais aussi pour les conditions de l’est du Canada. Ils permettront également de déterminer le ou les meilleurs mélanges, la période d’accumulation nécessaire pour assurer une bonne paissance. La détermination des concentrations en minéraux sur ces mélanges à l’automne servira à optimiser la nutrition minérale pour la paissance dans ces conditions.

Les producteurs de veaux d’embouche du Saguenay-Lac-St-Jean auront ainsi accès à une nouvelle stratégie pour prolonger la saison de paissance à l’automne. Pour la ferme bovine de veaux d’embouche, cette technique avec des mélanges complexes augmentera le nombre de jours de paissance tout en diminuant les quantités de fourrages récoltées nécessaires pour l’alimentation en enclos. Cela aura un impact positif significatif sur la diminution des coûts d’alimentation tout en assurant des rendements élevés et une bonne valeur alimentaire. Avec une hypothèse d’un allongement de la saison de paissance de 60 jours, cette stratégie génèrerait des économies de 877 000 $ pour la région du Saguenay-Lac-St-Jean. Des économies supplémentaires pourraient être réalisées avec une meilleure complémentation en minéraux. Cela peut, à moyen long terme, avoir un impact important sur la rentabilité de l’entreprise.

Conclusion : Lorsqu’il y a eu des différences entre les mélanges poour les teneurs en minéraux, de façon générale, les mélanges contenant la fétuque élevée, le dactyle et le brome des prés ont eu les teneurs les plus élevées comparativement aux mélanges contenant la fléole des prés et la fétuque des prés. Les teneurs en minéraux diminuent durant l’automne tel qu’observé par les périodes de paissance. Malgré ces observations, la majorité des teneurs en macroéléments des mélanges fourragers complexes permettant de combler les besoins d’une vache allaitante et ce qui n’est pas le cas pour la plupart des oligoéléments qui sont important pour le système immunitaire, la reproduction et les problèmes de boiterie.
À notre connaissance, cette étude est la première à déterminer des teneurs en minéraux sur les mélanges complexes mis en réserve pour le début de l’automne. Cette saison est souvent pluvieuse et la disparition de la luzerne pourrait être un enjeu. D’un autre côté, la mise en réserve en août est intéressante pour la survie à l’hiver aux sites de New Liskeard et Normandin,  car cela coïncide avec la période critique automnale. Cependant, à cause de pH nécéssaire pour l’implantation de la luzerne, d’autres légumineuses devraient être testées dont le lotier, le trèfle rouge et le trèfle blanc.

La fertilisation du camerisier et sa sensibilité au blanc (Oïdium)

La fertilisation du camerisier et sa sensibilité au blanc (Oïdium)

La fertilisation du camerisier et sa sensibilité au blanc (Oïdium)

Titre du projet : La fertilisation du camerisier et sa sensibilité au blanc (Oïdium)

Année de réalisation : 2015-2018

Chercheurs impliqués :

  • Demandeur principal : Maxime Paré, Ph. D., agr. Université du Québec à Chicoutimi
  • Annie Deslauriers, Université du Québec à Chicoutimi
  • Jean Lafond, Centre de recherche et de développement sur les sols et les grandes culture
  • Julie Lajeunesse, Centre de recherche et de développement sur les sols et les grandes cultures

Financement octroyé par le FRAN-02 : 16 141 $

Montant total du projet : 93 072 $

Résumé du projet 

Le camérisier, ou chèvrefeuille comestible (Lonicera caerulea), fait partie des cultures fruitières en émergence au Québec. Selon les chiffres de 2013 du Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ), on dénombre 460 000 camérisiers au Québec, dont le tiers est situé dans la région du Saguenay Lac-Saint-Jean (SLSJ). Les producteurs de camérise de la région du SLSJ désirent devenir des joueurs majeurs et importants dans la production de camérise au Québec, au Canada et dans le monde. Toutefois, bien que le camérisier soit cultivé au Québec depuis près d’une décennie, très peu d’information agronomique sur cette culture a été scientifiquement publiée jusqu’à maintenant.

Objectif :

Les objectifs de ce projet de recherche sont de déterminer les effets du pH du sol et du type d’engrais sur la croissance du camérisier et la présence du blanc (volet 1) et de déterminer les apports optimums en N et en P pour maximiser les rendements et minimiser la présence du blanc (volet 2). Deux dispositifs de recherche testant différents i) pH du sol (pH 4, 5, 6 et 7), ii) types d’engrais [minéral (ammonium et nitrate) et organique] et iii) apports en engrais (0, 25, 50 et 75 kg N ha-1 et 0, 25 et 50 kg P2O5 ha-1) seront implantés en serre (volet 1) et en champs (volet 2).

Plusieurs variables de réponse du camerisier seront mesurées telles que les rendements (biomasse totale, hauteur et largeur des plants, rendement en fruits, etc.), la phénologie foliaire, les quantités en chlorophylle et en composés phénoliques (SPAD- 502 et Dualex Force-A), la conductivité des stomates et le taux de photosynthèse (LiCOR 6400), et les concentrations en éléments chimiques (N, P, K, Ca, Mg) dans les feuilles (analyses foliaires) dans une optique de fertilisation raisonnée de la culture.

Résultats et retombées attendus:

Les interactions significatives entre les différents facteurs à l’étude (ex. : pH du sol et types de fertilisant) nous permettrons de cibler des combinaisons de pratiques de fertilisation adaptées aux conditions édaphiques pour une bonne croissance du camerisier et une diminution de la présence du blanc. Les résultats de ce projet de recherche seront uniques et exclusifs puisque ceux-ci permettront d’identifier, pour une première fois de façon scientifique, les besoins en N et en P du camerisier. Comparativement aux fertilisants minéraux, l’utilisation de fertilisants organiques pourrait favoriser les rendements du camerisier et ce, sans affecter significativement la présence du blanc. Ce projet est un moyen rapide et efficace d’augmenter les volumes de production et d’améliorer dès le départ.

 

Valorisation de Vicia faba L. dans l’alimentation des bovins laitiers

Valorisation de Vicia faba L. dans l’alimentation des bovins laitiers

Valorisation de Vicia faba L. (gourgane) dans l’alimentation des bovins laitiers

Titre du projet : Valorisation de Vicia faba L. dans l’alimentation des bovins laitiers et évaluation de l’effet de ses tannins sur la production laitière, les composantes du lait et les émissions des GES

Année de réalisation : 2014-2017

Chercheurs impliqués :

  • Demandeur principal : Stéphanie Claveau, Agrinova

Financement octroyé par le FRAN-02 : 60 000 $

Montant total du projet : 342 000 $

Objectif : Valoriser les variétés de fleurs colorées de Vici faba L. comme sources de concentré protéique et énergétique dans les rations des bovins laitiers.

Résultats et retombées attendus : Vicia faba L. est une protéagineuse de climat frais qui est cultivée dans plusieurs pays du monde. Au Québec, elle n’est cultivée que dans les régions de Charlevoix et du Saguenay–Lac-Saint-Jean principalement pour l’alimentation humaine. Sa valorisation dans l’alimentation des bovins laitiers permettrait de remplacer une certaine proportion des sources protéiques et énergétiques dans les rations. Les variétés à fleurs colorées de Vicia faba L. sont riches en amidon, mais également bien pourvues en tannins. Son introduction dans les rations de bovins laitiers permettrait, grâce à la présence des tannins, d’atténuer les émissions de méthane (CH4) entérique, soit la principale source de gaz à effet de serre (GES) dans les élevages de bovins laitiers. L’objectif principal du projet est de valoriser les variétés à fleurs colorées de Vicia faba L. comme sources de concentré protéique et énergétique dans les rations des bovins laitiers. Pour cela, il faudra s’assurer de l’appétence de la ration, de l’absence d’impacts négatifs des tannins sur la production laitière et les composantes du lait et de vérifier les effets sur les émissions de GES. Il faudra aussi s’assurer qu’une réduction des émissions de CH4 entérique ne provoque pas une augmentation compensatoire des émissions lors de l’entreposage des fumiers ou une augmentation des émissions de protoxyde d’azote (N2O) lors de l’épandage des fumiers au sol. Ces deux sources de GES seront donc également prises en compte dans le projet. La valorisation d’une légumineuse, une plante ayant la capacité de fixer l’azote atmosphérique, qui sera produite sur la ferme pour l’alimentation des bovins laitiers permettra de diminuer les fertilisants nécessaires à sa culture et aux cultures subséquentes de la rotation et de diminuer la dépendance des producteurs laitiers de la région aux productions céréalières extérieures pour l’alimentation des vaches laitières. De plus, Vicia faba L. pourrait présenter des avantages environnementaux grâce à une diminution des émissions de GES au niveau des fermentations entériques, de l’entreposage des fumiers, de l’épandage des fumiers au sol, mais également de diminuer les coûts et les émissions de GES liés au transport des produits importés.

Conclusion : En conclusion, il ne semble y avoir aucune contre-indication à l’épandage de fumiers obtenus à partir de vaches laitières alimentées avec de la gourgane par rapport à la dynamique des gaz à effet de serre au champ ou par rapport au rendement et à la qualité des grains. Bien que d’autres relations telles que celles sur la qualité du lait doivent être étudiées avant de recommander et de développer cette pratique à plus grande échelle, il est d’ores et déjà possible de lui entrevoir un avenir prometteur. Cela pourrait permettre d’améliorer la rentabilité technico-économique des fermes laitières au Saguenay-Lac-Saint-Jean en accroissant leur autonomie agricoles et en diminuant l’impact environnemental des cultures. 

 

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